SAÔNE DE STALH

sculpteur / plasticienne

 

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Artiste enregistrée à la Maison des Artistes

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BIOGRAPHIE

REMERCIEMENTS

 

 

A Michel Hermelin pour sa bonne humeur revigorante, son enthousiasme et son aide pour l'amménagement de l'atelier.

 

A André Verbank pour... Tout!

 

A Pascal Rosier pour sa disponibilité et ses excellents conseils www.pascalrosier.com

 

A Adelina Saakova pour son talent, sa générosité, son courage exemplaire et son amitié extraordinaire, ainsi qu'à sa fille Irena.

 

A ma grande sœur si précieuse, Rozen, pour sa bienveillance, son amour, son oreille attentive et toutes nos discussions.

 

A Elodie Estevez pour toutes les fois où elle m'a écouté me plaindre sans jamais perdre patience, pour ses conseils toujours pertinents et pour ces longues années d'amitié ainsi que pour toutes nos ballades à cheval dans la forêt et ailleurs...

 

A Sandrine Lelan, petite fée hors du temps, pour son énorme grain de folie, pour toutes les étoiles qu'elle a dans les yeux et pour sa joie de vivre qui me redonne toujours le sourire.

 

A Pierre D. pour la recette du "douiche" congelé au liquide vaisselle / moutarde, pour avoir toujours raison (quand il est même avis que moi, bien sûr) et pour son humour sarcastique qui m'a valu bon nombre de fous rires...

 

 

ET SURTOUT

 

 

A mon compagnon Clément pour sa patience à toute épreuve, pour ses encouragements, pour son soutien, pour son aide et pour toutes les heures qu'il passe à travailler sur ce site, sur les plaquettes et tout le reste.

 

A ma fille pour avoir changé ma vie, pour tout ce qu'elle est et pour la force qu'elle me donne.

 

Et à ma mère pour toutes les erreurs qu'elle m'a pardonné, pour ses encouragements, son soutient sans faille depuis toujours, sa patience à toute épreuve et son aide, sans lesquelles je n'en serais pas là aujourd'hui...

Son inspiration, ce sont aussi ses deux Irish Cob

« Pourquoi ce besoin de créer ? Il ne s’agit pas d’un choix mais d’une pulsion primaire, instinctive, aussi nécessaire à ma vie que de me nourrir ou de respirer. »

 

Sculpteur française née en 1984 à Hennebont (France), Saône de Stalh montre très vite des dispositions pour le dessin et la peinture.

Entièrement autodidacte, elle s'essaie à différents médiums (peinture, installations, photographie) mais c'est la sculpture qui s'est naturellement imposée comme son mode de création de prédilection : « Mon orientation vers la sculpture, la mise en volume, ne résulte pas d'un choix réfléchi : c'était une évidence. Pour moi, l'art doit être vivant, faire appel à plusieurs sens. Le premier de ces sens qui intervient dans la perception d'une oeuvre est bien sûr la vue. Mais une sculpture, surtout monumentale, doit également inviter les spectateurs à toucher, s'approprier l’œuvre en la découvrant autrement. Mon travail des formes douces, contrebalancé par un aspect rugueux des finitions, va dans ce sens : susciter l'envie de venir y poser la main, d'explorer une nouvelle façon de rentrer en contact avec le sujet. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un dessin à ses 11 ans datant de 1995 : des chevaux bleus dans l'inconscient depuis longtemps

 

Dessin d'enfance de Saône de Stalh, sculpteur-plasticienne

DÉMARCHE

 

Liberté, puissance, instinct, impulsion sont autant de références associées au cheval en tant que symbole, dans sa capacité universelle à signifier un concept abstrait chez l'Être Humain, qu'elle que soit l'ère ou la civilisation à laquelle il appartient, au-delà de la réalité physique de l'animal.

 

Cette notion de puissance et de mouvement est essentielle dans mon travail. Elle est renforcée par l'absence de détail sur les oeuvres : en effet, mes sculptures ne comportent ni oeil, ni crin, ni précision risquant d'arrêter l'oeil dans le suivi de la ligne. Juste un mouvement suggéré. Le travail des finitions va également dans ce sens : l'aspect rugueux, presque minéral, vise à ancrer cette rencontre dans les racines même de l'aspect sensitif, du ressenti viscéral, bien avant l'intellectualisation. Le travail des enduits cherche à suivre, à accompagner le mouvement, à jouer avec la lumière.

 

Le travail sur la teinte bleue prolonge et renforce ce sentiment : en effet, mon travail actuel repose sur cette couleur, dans toute la richesse de sa symbolique. Etant immatériel, le bleu, lorsqu'il est appliqué sur quoi que ce soit, dématérialise l'objet sur lequel il se trouve. Mi ombre, mi lumière, il est le chemin de l'infini, où la réalité devient rêve.

 

Une grande partie de mon travail repose également, en opposition à l'aspect impulsif et imprévisible représenté par le sujet lui-même, sur la notion du parfait « point d'équilibre » afin de capter ce moment de suspension du temps, d'instantané de l'élan qui précède le point de bascule. En effet, pour prendre l'exemple des chevaux, tous mes sujets sont représentés au galop, symbole absolu de liberté mais également grand défi technique puisqu'il s'agit d'une allure obtenue justement par une perte d'équilibre : le cheval « tombe » dans le galop.

Ressenti instinctif et fragilité du mouvement sont donc les principaux axes sur lesquels est basé mon travail actuel.

 

 

INTERVIEW

 

 

 

Vous travaillez principalement sur des sujets monumentaux. Comment se passe le processus de création ? Pouvez- vous nous décrire les phases de votre travail ?

 

Je commence rarement par la traditionnelle phase de croquis ou de maquette. Il m’arrive de crayonner une rapide esquisse, surtout pour le placement des membres. Mais en général, j’ai à l’esprit une image très précise de l’allure et du rendu que je souhaite obtenir et je me lance « à main levée ». Je réalise tout d’abord une structure en bois, basée sur la structure osseuse du cheval : une section par articulation, ce qui me permet de modifier le mouvement tout en gardant les proportions exactes. Un cheval articulé en quelque sorte. Une fois que j’ai obtenu le mouvement désiré, je passe à la mise en volume. Beaucoup de sculpteurs travaillant la résine utilisent du polystyrène. Trouvant que l’impact écologique de la résine polyester était déjà suffisant mais ne pouvant la soustraire à un autre matériau pour des raisons de résistance et de poids, j’ai choisi d’utiliser pour cette phase du papier journal. C’est un travail plus long et plus laborieux mais aussi moins polluant.

 

Lorsque ma mise en volume est terminée, je passe à la résine dite « stratifiée ». Il s’agit d’un feuilletage de plusieurs couches de fibres de verre imprégnées de résine polyester. Viennent ensuite les étapes de l’enduit et du ponçage, puis celle de la finition : la peinture.

 

 

Quelles sont les principales difficultés techniques d’un tel travail ?

 

Pour les sculptures monumentales, une grande partie de mon travail repose, en opposition à l’aspect impulsif et imprévisible représenté par le sujet lui-même, sur la notion du parfait « point d’équilibre » afin de capter ce moment de suspension du temps, d’instantané de l’élan qui précède le point de bascule. En effet, quasiment tous mes sujets sont représentés au galop, symbole absolu de liberté mais également grand défi technique puisqu’il s’agit d’une allure obtenue justement par une perte d’équilibre : le cheval « tombe » dans le galop.

 

La difficulté vise donc à trouver le juste point d’équilibre de chaque sujet dans une allure qui, par définition, n’en présente aucun, sans céder à la facilité de leur apporter la stabilité par l’apposition d’un socle qui ne ferait que casser cette dynamique.

 

 

Créez-vous également des sculptures de plus petites dimensions ?

 

Oui, en effet. Bien que la partie le plus importante de mon travail concerne les pièces monumentales, je travaille aussi, à la demande de galeries et de particuliers, sur des œuvres de tailles plus modestes. Ce qui n’est pas désagréable, notamment lorsqu’il s’agit de les transporter !

 

 

Vos sculptures évoquent une complicité évidente entre vous et vos sujets. Pouvez- vous nous parler de votre rapport au cheval ?

 

Comme beaucoup de cavaliers, j’ai découvert les chevaux en pratiquant tout d’abord en centre équestre, passant du loisir à la compétition, en CSO et CCE notamment. Mais c’est en devenant propriétaire et en ramenant mon cheval à la maison que j’ai réellement découvert la vraie puissance et profondeur de cette relation, bien au-delà de la performance ou du travail monté. Le temps passé à lui parler, l’observer, le ressentir, n’est bien sûr pas étranger à mes créations aujourd’hui : la relation au cheval à toujours fait partie de ma vie. Elle s’est donc naturellement imposée dans ma création artistique.

 

 

Vous avez donc également de « vrais » chevaux qui participent à votre inspiration. Comment sont- ils rentrés dans votre vie ?

 

Plusieurs chevaux ont partagé ma vie depuis plus de vingt ans. Partagé mon quotidien. Et ils sont tous resté à la maison jusqu’au bout. Lorsque j’ai perdu mon dernier cheval, d’une colique foudroyante alors qu’il partageait ma vie depuis 14 ans, cela fut un choc profond pour moi. Je me suis, dans un premier temps, sentie incapable de reprendre un cheval. Mais je ressentais un immense vide dans ma vie. Cette relation au cheval me manquait trop.

 

J’ai donc commencé à consulter des annonces, afin de me confronter à l’éventualité d’accueillir un nouveau compagnon, tout en ne l’envisageant pas dans l’immédiat. Je suis tombée sur une annonce pour un Irish Cob de 3 ans, magnifique. J’ai décidé d’aller le voir, juste comme ça. Lorsque je suis arrivée, le choc fut énorme : au lieu du jeune cheval vif et en pleine forme que j’étais venue voir, se tenait devant moi un cheval famélique, la tête basse… Je pouvais compter ses os malgré son poil d’hiver. Impossible de le laisser ainsi. Je suis donc revenue avec un camion pour le ramener à la maison. En arrivant, j’ai remarqué son compagnon de pré, dont l’état n’était pas meilleur. J’avais un camion deux places, j’ai donc embarqué les deux.

 

Moi qui n’était même pas sure de souhaiter reprendre un cheval, me voilà repartie avec deux quasi poulains, en très mauvais état de surcroit. Mais je me félicite chaque jour d’avoir pris cette décision : ils sont aujourd’hui en parfaite santé, même si les mauvais traitements qu’ils ont subit les laissent encore craintifs auprès des gens qu’ils ne connaissent pas. Mais ils m’ont accordé leur confiance et c’est un cadeau magnifique. Ils auront 6 ans au printemps et je continu pour l’instant à les travailler uniquement à pied. C’est une autre histoire que j’écris avec eux, celle d’un apprivoisement commun, de partages. Nous avançons ensemble, pas à pas. Ils m’inspirent au quotidien, me ressourcent et m’apaisent. Ils sont mes partenaires de jeu, de rires, de vie, tout simplement.

 

Pour finir, quels sont vos projets pour la suite ?

 

Actuellement, je partage ma vie entre ma famille, mes chevaux, mon atelier et les expositions. A travers tous ces faisceaux qui composent ma vie, je continue à faire évoluer ma démarche artistique. Plusieurs projets sont en cours de création et de réalisation et verront le jour tout au long de l’année.

Dessin d'enfance de Saône de Stalh, sculpteur-plasticienne